Jour #12 : découverte de Kotor au Monténégro : sa baie et son village caché

La descente vers la baie de Kotor qui fait oublier les souvenirs de la veille

La journée commence très tôt pour moi : je suis réveillée dans la nuit par un chien qui est venu aboyer tout près de la tente. Je respire à peine, mon cœur bat très fort, tandis que Jacques dort paisiblement à côté. Je le réveille quand même, il a du mal à croire qu’un chien soit venu grogner si près de nous et essaie de vite me rassurer pour qu’il puisse se ré-endormir, ce qu’il fait en quelques instants. Pour moi, c’est plus difficile : je guette désormais tout bruit bizarre et j’essaie d’estimer la distance d’où on entend d’autres chiens aboyer. Quelques dizaines de minutes plus tard, je suis plus calme et j’ose enfin bouger un peu dans la tente pour regarder l’heure. Me voilà rassurée : il est déjà 4h30, le jour va bientôt se lever. Bizarrement, ce sont les bruits des premiers camions qui reprennent la route qui me rassurent et je me rendors un peu.
Bien qu’on ait réservé la meilleure place à la pompe à essence la veille en ayant campé juste à côté, nous ne sommes pas les premiers à nous servir. Nous nous réveillons et plions nos affaires en toute intimité devant les yeux des routiers qui nous regardent d’un air curieux ; ils peuvent bien dormir dans leur camion, eux !
Nous faisons enfin le plein, j’insiste pour remplir le jerrican également et nous reprenons la route pour descendre dans la baie de Kotor. Notre nuit difficile est vite oubliée par la vue qui se dévoile sous nos yeux : chaque virage nous fait découvrir une autre partie de la baie et le paysage est vraiment super : les montagnes plongent vertigineusement dans la mer claire, la rive est tellement dentelée que l’on n’aperçoit même pas la sortie de la baie, et 2 petites iles avec 2 petites églises parachèvent la vue carte postale. Nous nous arrêtons tous les 500 mètres car on trouve toujours un point de vue meilleur que le précédent, et nous prenons notre temps : la nuit était courte mais au moins cela nous laisse du temps pour profiter de la journée devant nous.
Nous descendons au niveau de la mer et enchaînons les petits villages les pieds dans l’eau, avec de belles maisons en pierre, chacun avec son église et son petit port avec quelques bateaux.

Visite de Kotor

La petite ville de Kotor étant l’emblème de la baie, nous nous y arrêtons mais nous rendons compte que nous ne sommes pas les seuls. Nous retrouvons les groupes de touristes dans les petites ruelles pavées du vieux centre et c’est encore une fois la compétition du meilleur trépied, du meilleur zoom ou de la meilleure version de l’IPad pour voir celui qui aura la meilleure photo de l’église. Ils ont tous raison car la ville est charmante : de vieilles maisons avec des murs en pierre arpentés par de nombreux chats, et beaucoup de petites places où se cache toujours un café ou un restaurant. Nous en faisons rapidement le tour, admirons les fortifications qui l’entourent et repartons vers la pointe de la baie.

La pointe de la baie de Kotor et un super village

Nous longeons la baie avec des arrêts répétés pour prendre des photos. La météo n’est pas au rendez-vous : de gros nuages descendent des montagnes et en quelques instants, la baie est complètement bouchée et il se met à pleuvoir. Nous continuons la route et visons le village placé à la pointe extérieure de la baie, sans avoir comme autres indications pour y arriver que 2 petites routes tracées sur notre carte qui manque un peu de détails à cet endroit. Nous devinons quelques panneaux et pensons être sur la bonne direction, bien que la route se transforme en piste. Nous roulons ainsi une quinzaine de kilomètres, derrière un camion qui a du mal à passer certains virages, et la route débouche enfin dans un petit port. On n’y voit pas grande chose car il pleut fort, mais on se motive pour sortir et marcher un peu. Nous longeons le quai sous la pluie et nous abritons dans le seul café ouvert. Il n’y a pas grand monde à part les serveurs et un husky qui dort paisiblement sous une table. On s’installe pour attendre que cela se calme un peu et rattraper en même temps notre retard avec les carnets de voyage.
Quelques dizaines de minutes après, le décor change complètement et c’est sous un grand soleil que nous redécouvrons Rose. Avec une dizaine de vieilles et belles maisons, toutes avec une vue imprenable sur la baie, nous avons un coup de cœur pour ce village de pêcheurs. C’est calme (les bus ne pourraient jamais faire les pistes sur lesquelles la deuche est passée) et les seuls bruits que l’on entend sont ceux du moteur d’un bateau de pêche et d’un chantier un peu plus loin.

Village de Rose

Village de Rose

Les plans de route que l’on avait pour aujourd’hui se font vite oublier : nous avions prévu d’aller jusqu’à Budva (une trentaine de km plus loin), visiter la côte et puis finir au bord d’un lac quelques dizaines de kilomètres encore plus loin. On est tellement bien sur la terrasse de ce café-restaurant que l’on commence à s’intéresser sur les possibilités d’hébergement. Les maisons d’hôte ne sont pas encore ouvertes car la pleine saison ne commence qu’au mois de juillet. Heureusement un couple de serbes s’est déjà installé dans leur maison de vacances et ils ont des chambres à louer. Nous nous y installons, on est déjà en fin d’après-midi et on finit la journée en mode farniente et c’est tellement bien ! Il n’y a même pas de connexion wifi et une amie s’inquiète car cela fait longtemps que nous n’avons rien publié sur le blog.
Nous finissons la journée un peu mieux que celle de la veille : attablés devant la mer, sur la terrasse du café – restaurant de tout à l’heure, dégustant les spécialités locales : risotto aux fruits de mer et seiches fraîches farcies au fromage et au jambon. Histoire d’oublier complètement la salade de thon en conserve servie sur le parking de la station service.

Quelques photos :

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Jour #11 : tunnel de Sarajevo et le coup de la panne au Monténégro

Le tunnel de Sarajevo

On quitte Ismet pour aller voir le tunnel de Sarajevo.
Le tunnel est situé près de l’aéroport, mais il est très mal indiqué. Arrivés devant l’aéroport, on a 2 panneaux avec 2 directions opposées : le premier indique le tunnel à 600 m à droite, le second à 10 km à gauche ??? On choisit celui de droite, mauvaise pioche car cela ne mène à rien du tout. On s’arrête plusieurs fois pour demander notre chemin et au bout de 30 minutes on arrive enfin à destination.
Ce tunnel a été creusé en 1993, pendant le siège de Sarajevo. A cette époque, la capitale de la Bosnie était prise en tenaille et bombardée par l’armée serbe. Afin de sécuriser l’arrivée des aides humanitaires apportées à la population civile, les Nations Unies avaient négocié avec l’armée serbe la reprise de l’aéroport, qui passe sous leur protection, mais qui sépare la ville assiégée du reste du pays. De par leur neutralité, les Nations Unies empêchaient les bosniaques de circuler par l’aéroport vers les zones libres. La population manquait de tout à Sarajevo et c’est pour désenclaver la ville que le tunnel a été creusé sous l’aéroport. Long de 800 mètres, il a été creusé par l’armée bosniaque et des civils qui ont travaillé pendant 4 mois et 4 jours, 24h/24. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 25 mètres, le reste a été rebouché pour des raisons de sécurité car il passait juste en dessous des pistes de l’aéroport. Ce n’était pas la solution idéale, loin de là : avec environ 1,60 mètres d’hauteur, à peine 1 mètre de large, souvent inondé ; il a néanmoins permis de ravitailler Sarajevo pendant les 4 années de siège et de redonner espoir à la population. Toutes sortes de marchandises ont transité par ce tunnel : des vivres, de l’eau, des médicaments, des armes, du gasoil, mais aussi des animaux (moutons, chèvres, poules…), des blessés et jusqu’à 4 000 personnes / jour. Au départ, les marchandises étaient portées à dos d’hommes, ensuite des rails ont été posés avec des petits wagonnets et des câbles ont été mis en place pour amener de l’électricité dans Sarajevo, ainsi qu’un conduit pour le gasoil. Un petit musée avec une vidéo et des photos explique tout cela et nous replonge dans une atmosphère oppressante. Nous sommes ensuite prêts à emprunter le reste du tunnel. Courbés, on avance lentement et on a du mal à imaginer qu’il y a moins de 20 ans, ce tunnel a permis de tenir un siège.

Entrée au Monténégro

On repart en direction du Monténégro par des routes de montagne. On s’arrête pour pique niquer et on improvise une table super pratique avec la porte de la malle de la deuche (voir les photos). On passe la douane sans souci. La frontière est marquée par une rivière, on traverse un pont pour quitter la Bosnie et entrer au Monténégro. Nous empruntons ensuite la route des canyons de Tara avec des virages, des ponts et des tunnels impressionnants. On passe devant l’énorme barrage de Mratinje (220 m de haut). La plupart des routes que nous prenons sont récentes, très bonnes et presque désertes.

Le coup de la panne

Ceux qui ont déjà roulé en deuche savent que la jauge d’essence n’est pas ce qu’il y a de plus précis. Depuis plusieurs kilomètres, l’aiguille est bloquée en bas et ne bouge plus. Il est temps de trouver une pompe à essence. Pas de station en vue et Raluca commence à me reprocher de ne pas avoir fait le plein plus tôt… On roule depuis 30 km quand on tombe sur une station. Soulagé, je fanfaronne lui disant qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. Manque de pot, cette station ne prend pas la carte bancaire. Il est 19h30 et elle est fermée depuis une demi-heure. La station suivante est à 40 km et on ne sait pas si on a assez d’essence pour y arriver. Mauvais temps, il va falloir passer la nuit dans le coin pour ne pas risquer la panne sèche… On prend un petit chemin et on arrive à une maison mais il n’y a personne. Le coin est joli avec un près parfait pour camper. Par contre des chiens aboient au loin et Raluca n’est pas tranquille à l’idée de camper près de chiens qui pourraient être agressifs. Du coup, on va dans le restaurant (type routier pas très joyeux) en face de la station demander s’ils peuvent nous indiquer un endroit sûr pour camper. Ils nous conseillent de camper sur la pelouse juste devant la station car c’est éclairé et il y a des caméras de surveillance. On n’est pas très chauds car la route est passante et il y a beaucoup de camions. En attendant de décider, on se pose et on commande une bière. Arrivent alors 2 policiers qui s’installent à côté de nous pour boire un coup. Le chef baragouine quelques mots en anglais. Ce sont des douaniers qui patrouillent pour surveiller la frontière (toute proche) avec la Bosnie. Ils sont de garde cette nuit et nous font signe qu’on peut dormir tranquilles devant la station service car ils vont veiller sur nous. Ils nous souhaitent une bonne nuit, le chef parle à la patronne du restaurant et ils repartent dans leur 4×4 sans payer. Je me dis que ce sont des habitués et qu’ils doivent avoir un compte ici. En partant la patronne me fait comprendre que je dois régler les bières des policiers ??? C’est une drôle de pratique, on doit en quelque sorte acheter la protection des policiers. Mais il fait déjà nuit, on n’a pas d’autre solution et on règle les deux factures sans rechigner, en ajoutant un pourboire pour la serveuse qui fait office d’intermédiaire dans cette affaire. On monte notre tente sous les projecteurs de la station service et on mange un morceau. Un peu plus tard, les policiers passent avec leur 4X4 et nous font un signe OK de la main. On peut se coucher rassurés. On prend quand même le marteau avec nous, on ne sait jamais… Je mets des boules Quies pour ne plus entendre les voitures et les camions qui passent à une dizaine de mètres de nous.

station service

La fameuse station service pour une nuit inoubliable

Vers 4h du matin Raluca me donne des coups de coude. Elle tremble et n’ose pas bouger car elle a entendu un chien aboyer et grogner tout près de la tente. Pour une fois, je dormais profondément et n’ai rien entendu. Je la rassure en lui disant que c’était surement le chien du restaurant en face et qu’il est attaché. Je me rendors vite et pour Raluca c’est la plus mauvaise nuit jusqu’à maintenant.

Moralité : il faut toujours avoir une petite réserve d’essence (dixit conseil de Joël au moment du départ). On a bien pris un jerrican au dernier moment (merci Thierry), mais on ne l’avait pas rempli jusqu’à ce soir. Le lendemain on fait le plein du réservoir et on prend 5 litres dans le jerrican. Résultat : ca sent l’essence dans la deuche mais on va éviter de faire une deuxième fois le coup de la panne.

Quelques photos :

 

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Jour #10 : la deuche au repos, visite de Sarajevo à pied

Déambulations dans Baščaršija

La deuche tranquillement garée sur la pelouse d’Ismet, nous entamons notre première (et dernière) journée de voyage sans voiture, 100% à pied. Nous descendons le labyrinthe de ruelles qui nous sépare du centre historique, sans oublier de repasser à la pâtisserie du coin car depuis hier soir, il reste encore beaucoup de gâteaux à tester. Je craque pour un baklava et un autre gâteau non identifiable mais appétissant. Nous les dégustons autour d’un café traditionnel dans le vieux centre, dont le nom nous est impossible de prononcer : Baščaršija. Le café turque, ou bosniaque dans notre cas, se prépare dans une petite casserole en cuivre, au feu vif ou sur du sable chaud. Jacques apprécie plus le petit gâteau qui l’accompagne que le café car non filtré, tandis que moi, je retrouve le goût du café préparé à la maison en Roumanie.
Nous repartons à la découverte du centre historique en journée et on est complètement dépaysés par les couleurs vives des écharpes et des tapis, l’odeur de la chicha, les bruits de marteau des artisans du cuivre.
J’ai plus l’impression de plonger dans une atmosphère authentique de vie locale qu’à Mostar. Même s’il y a des touristes, on voit que tout le monde se donne rendez-vous ici, pour la même routine : un café, un verre d’eau et quelques bouffées de chicha. A côté des boutiques de souvenirs que l’on retrouve partout dans le monde, il y a des galeries d’artistes, de vrais marchands de tapis, mais surtout des cafés et des restaurants et il n’y a pas un recoin du quartier qui n’a pas été habilement exploité pour replonger quelques siècles en arrière et s’y sentir dans un vrai caravansérail. Les minarets des mosquées cohabitent tellement naturellement avec les tours des églises et avec les synagogues qu’il est difficile d’imaginer le siège de Sarajevo sur des prétendus motifs religieux il y a seulement une vingtaine d’années. De très jolies maisons d’époque sont transformées en musées, il y a vraiment beaucoup de choses à visiter. N’ayant pas le temps ni l’envie de toutes les faire en rythme de marathon, nous nous concentrons sur l’essentiel : la grande mosquée Gazi Husrev-beg (le Bey l’ayant fait construire et ayant beaucoup contribué au développement de la ville), une exposition temporaire sur la guerre et le petit musée du tunnel construit pendant le siège de Sarajevo.

La grande mosquée

La grande mosquée

Le massacre de Srebrenica

L’exposition « Galerija 11/07/95 » que nous choisissons n’est pas la plus gaie : le décor est sombre et les explications de la guide, appuyées par des photos noir et blanc tirées en grand format, donnent des frissons. Srebrenica était une petite ville de 25 000 habitants, située à l’Est de la Bosnie, près de la frontière serbe. Convoitée par l’armée des serbes en Bosnie, elle se retrouve assiégée pendant la guerre. Elle résiste temporairement et accueille également beaucoup de réfugiés bosniaques de confession musulmane des villes voisines déjà sous occupation serbe, qui avaient fui leurs maisons pour crainte de représailles. Le cercle des positions ennemies se resserre et sa situation devient tellement délicate que les Nations Unies la déclarent zone démilitarisée et envoient un bataillon de 500 hollandais pour sécuriser la zone. L’armée serbe renforce ses positions autour de la ville (entourée par des montagnes, comme beaucoup de villes en Bosnie) et déclenche une attaque. Craignant des représailles, les hommes d’origine bosniaque tentent de s’échapper par les montagnes, mais beaucoup sont tués par les snipers. Au mois de juin 1995, l’armée serbe prend contrôle de la ville, et la population civile effrayée, cherche à s’abriter auprès des forces de l’UN. L’armée accepte tout d’abord d’accueillir les mères et les enfants en bas âge, avant de demander après quelques jours à tous les civils de quitter l’enceinte qui est submergée par une marée humaine. Tout de suite après avoir pris le contrôle sur la ville, l’armée serbe commence le processus d’épuration ethnique : tous les hommes d’origine bosniaque sont séparés des femmes et des enfants, entassés dans des bus jusqu’à la sortie de la ville, fusillés, puis enterrés dans des fosses communes. Environ 8 000 personnes (principalement des hommes et des enfants) ont ainsi été tuées. Il s’agit du plus grand génocide en Europe après la fin de la 2ème guerre mondiale. Tout cela sous les yeux de l’UN. L’exposition continue avec des témoignages de mères qui se rappellent encore aujourd’hui avec beaucoup de clarté du dernier souvenir qu’elles ont de leurs enfants avant qu’ils ne soient pris par l’armée. Des photos montrent les camps de réfugiés où les populations ont été rassemblées après la guerre. Le processus d’identification des victimes est encore en cours et des fosses communes sont régulièrement retrouvées. Chaque année, à la triste date anniversaire du massacre, a lieu à Srebrenica un enterrement commun des personnes ayant été identifiées durant l’année précédente. Aujourd’hui la ville fait partie de la République Serbe de Bosnie et compte près de 80% de femmes. Beaucoup de réfugiés n’y sont jamais retourné.

Un après-midi plus positif

Après un déjeuner copieux qui nous a remonté un peu le moral, nous essayons de visiter la mosquée. Premier refus : nous sommes arrivés pendant les heures de prière et c’est bien normal, ils n’accueillent pas de touristes pendant ces moments-là. Il est aussi trop tard pour visiter le tunnel de la guerre cet après-midi. Nous sommes meilleurs pour planifier la route que pour organiser les visites touristiques.
Nous revenons dans quelques heures, prêts pour la visite de la mosquée, sans avoir oublié de repasser une fois par notre pâtisserie de quartier. Les horaires sont bons mais notre tenue vestimentaire ne l’est pas. Décidemment, l’entrée dans cette mosquée n’est pas facile, mais nous n’y renonçons pas et y revenons un peu plus tard. Nous avions bien eu raison de ne pas renoncer, car la mosquée est magnifique. A l’intérieur, on se sent transporté ailleurs, bien loin des bruits de la rue (la mosquée est située en plein centre des rues animées de la vieille ville). C’est très lumineux, bien que l’on soit déjà en fin d’après-midi. L’intérieur est à la fois épuré et richement décoré : les murs blancs sont couverts de fins arabesques, d’ornements, de dorures et de marbre.
Après avoir arpenté une n-ième fois les rues de la vieille ville, nous sautons quelques siècles en avant et nous dirigeons vers un gratte-ciel, pour y admirer la vue depuis le café du 35ème étage. Surprise là aussi : le café est fermé, mais on nous recommande le restaurant au 31ème. On pense qu’il s’agit Nous y montons par un ascenseur vitré situé dans le vide, à l’extérieur du bâtiment. Frissons garantis pour la montée. La vue est impressionnante, heureusement aucun des deux n’a le vertige, car les étages défilent sous nos pieds. Le restaurant s’appelle le « Club 31 ». On pense qu’il s’agit du club des toulousains expatriés à Sarajevo et on s’attend à retrouver des supporters du Stade Toulousain 😉 Petite déception, c’est un restaurant assez classe et nous sommes accueillis dans une ambiance de mariage : c’est l’happy hour, tous les alcools locaux sont moins chers et un orchestre joue des chansons festives. En bonne touriste, je me plie à la tradition et fais la dégustation des différentes eaux-de-vie proposées, tandis que Jacques reste borné à une bière allemande. On hésite à prendre un taxi pour le retour et on se rend compte qu’on n’a plus assez d’argent en Convertible Mark (monnaie locale). Nous enjambons donc à nouveau les 5 km qui nous séparent de la maison et trouvons, pour la première fois, notre petite rue sans problème.

Quelques photos :

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