Entrée dans Trieste

Jour #4 : moins de route, premier jour de repos

Visite éclair de Padova

Nous sommes arrivés à Padova après plus de 1 300 km de route en 3 jours. Autant dire que l’on n’en pouvait plus ! Avant de démarrer le voyage, les kilomètres nous paraissaient plus courts et le planning était ambitieux : visite de Venise le matin (à une 40aine de km de Padova) et puis reprise du voyage pour encore environ 400 km pour notre première étape en Croatie, à Rovinj.

Nous étions un peu fatigués après tous ces km, la tête tourbillonnant encore sous le bruit du moteur et également un peu frustrés de traverser à grande (moyenne) vitesse l’Italie sans trop nous y attarder pour goûter ses glaces et autres gourmandises. Nous décidons donc de faire une pause, pour passer un peu de temps à Padova et de ne faire qu’une petite étape de 150 km jusqu’à Trieste, près de la frontière avec la Slovénie.
Padova est une très belle ville d’art et d’histoire : beaucoup de musées, de belles places, d’églises et chapelles, avec un seul grand défaut : de très faibles connexions wi-fi ! La simple mise à jour du blog qui devait se faire rapidement, nous a occupés pendant la majorité du temps passé dans la ville. A la chasse d’un café avec une bonne connexion wi-fi, nous admirons au passage, quelques beaux bâtiments. La place centrale du Palais de la Région est occupée par un marché dont nous faisons rapidement le tour pour goûter aux premières cerises de la saison et découvrir le cours des asperges. Devant moi, une dame achète des vertes et découvre étonnée qu’il ne faut pas les éplucher, comme les blanches. Pas de tracts distribués ou de sites internet affichés, les producteurs italiens ont pris beaucoup de retard sur les nouvelles technologies !
Nous ne voulions pas partir de Padova sans voir son édifice phare : la Capella dei Scrovegni, dont les fresques ont été peintes par Giotto. Après avoir tourné en rond pendant 15 minutes pour trouver la bonne entrée, nous découvrons qu’il n’existe pas de billet unique pour la Chapelle et que l’entrée donne accès à l’ensemble du musée. L’investissement ne semble pas rentable pour la demi-heure que nous avions à lui consacrer et donc nous décidons de quitter la ville sans avoir vu grand-chose, mais avec une bonne résolution : y revenir pour un vrai grand week-end tourisme & découverte de la région.

La route vers Trieste

Nous reprenons donc la route vers Trieste, à travers les champs de blé et les vignes. Nous remarquons 2 spécificités aux routes italiennes : les distances annoncées sur les panneaux routiers sont très variables, et les italiens parlent en gesticulant même au volant !
Nous approchons Trieste mais aussi l’heure de l’apéritif : nous longeons les domaines viticoles, chacun avec sa petite terrasse de dégustation, où ça trinque et ça rigole. Nous résistons à la tentation et poursuivons la route.

Entrée dans Trieste

Entrée dans Trieste

Il est 21h, après la chasse au wi-fi, commence la chasse à l’hôtel disponible et à budget raisonnable. Nous refusons la proposition d’un caviste de nous mettre en contact avec son ami, propriétaire de l’ensemble des chaînes hôtelières de la région et décidons de faire plus confiance à Booking.com. L’hôtel recommandé est bien. Nous négocions avec le réceptionniste qui essaye de nous refourguer une chambre catégorie luxe et optons pour la catégorie routard. La chambre est équipée d’un frigo qui ronronne bruyamment mais qui offre aux asperges une bonne nuit au frais. On se sacrifie pour conserver notre marchandise dans de bonnes conditions !

Quelques photos :

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Jour #3 : en Italie sur la route du Giro

Des supporters pour nous encourager !

Après un bon moka et de la Focaccia de Gênes, nous quittons Pietro et Anna. Nous allons voir la plage puis nous partons rapidement dans la direction de Parma. Nous nous engageons sur une belle route de moyenne montagne avec des pentes assez raides. La route est belle, les bas côtés sont fraîchement fauchés et on croise régulièrement des cantonniers qui balaient les gravillons dans les virages. On voit aussi des gens qui s’installent sur le bord de la route. Les tables de camping et les sièges pliants sont de sortie. Ils nous encouragent dans la montée. On ne s’attendait pas un tel accueil !!! Arrivés au col, on passe sous une banderole. Il y a beaucoup de monde, on enclenche notre klaxon (une sorte de Cucaracha à 4 tons, merci Thibaut pour ce klaxon).

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Le Giro passe dans quelques heures

Les supporters sont ravis et nous proposent de nous arrêter pour boire un coup avec eux. On n’a pas le temps de s’attarder car la route va être coupée pour le passage du Giro (Tour d’Italie à vélo) qui arrive en sens inverse. Dans la descente, nous encourageons avec notre klaxon les nombreux cyclistes amateurs qui montent en sens inverse. Dans la vallée, on est stoppés par les carabinieri. L’un d’eux nous explique qu’il avait un 2cv Dolly que c’était une super voiture (on n’en doute pas). Ils nous encouragent pour la suite du voyage. Nous sommes déviés sur une route secondaire, ce qui nous fait faire un joli détour. La route est raide et on enchaîne les virages dans la forêt. On s’arrête pour un café dans un petit village. Les murs du café sont couverts de photos improbables : des trophés des chasseurs du coin avec une vingtaine de sangliers (si si), un cèpe de 4,5 kg, des photos de fin de soirée avec des papys portant des perruques…

Arrivée compliquée à Padova

On prend une portion d’autoroute pour rattraper le retard car on a rendez-vous à 19h à Padova. On arrive dans la plaine couverte de blé et de maïs. Dans région de Legnago, on tombe sur une aspergeraie. On s’arrête mais la grille est fermée et il n’y a personne. La plantation est protégée par un haut grillage et des barbelés. On prend quelques photos à travers le grillage en se disant que les voisins vont nous prendre pour des espions.
On se perd complètement en entrant dans Padova. Et oui, on n’a pas pris de GPS. On navigue seulement avec une carte pas très détaillée, c’est tellement plus drôle. Raluca fait le copilote. Elle tellement douée pour m’indiquer les directions que je commence à l’appeler TOM TOM. Là par contre on est vraiment perdus. Du coup, mon ami Luca vient nous chercher pour nous conduire chez lui. J’étais en colocation à Londres avec Luca il y a 10 ans, puis on s’est un peu perdus de vue. Depuis il n’a pas chômé : il est marié et a 4 enfants (7 ans à 2 mois). Le dîner est animé avec les enfants qui sont en pleine forme. On passe un bon moment et on se régale avec les spécialités locales : crevettes, calamars et poissons frais pêchés près de Venise nous font oublier le déjeuner tristounet sur un parking avec le reste de la baguette de la veille.

 

Quelques photos :

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Jour #2 : l’échauffement est fini, départ de la plus longue étape

Une grosse journée de route

Le réveil est un peu dur à 7h du matin alors que c’est les vacances, mais c’est pour une bonne cause. Nous allons entamer la plus longue étape du parcours : 500 km entre Martigues et Sestri Levante, en passant par Monaco. Ni les encouragements de Rémi et d’Hélène, ni le vent en poupe, ni même le recours aux autoroutes, n’ont malheureusement pu raccourcir ce trajet.
Nous partons donc de bon matin de Martigues, à l’heure des bouchons dans le sens inverse (heureusement !) autour de Marseille. Parcours rapide et sans incident jusqu’à Aix.
A défaut de s’y arrêter, prendre l’apéro et défiler sur les esplanades, la Côte d’Azur n’est pour nous qu’un enchaînement de zones industrielles qui nous font perdre du temps et de la patience. On commence à fatiguer, la 2cv a soif et nous tournons en rond dans l’agglomération de Cannes pour trouver une pompe à essence avec du sans plomb 98. On ne trouve pas la sortie vers Nice et toutes les routes semblent converger vers la croisette où se déroule le festival. Nous sommes donc obligés d’entrer dans les bouchons à l’intérieur de la ville et la 2cv trouve tout naturellement sa place sur la croisette derrière une Jaguar et une Porsche. Quelques photos des fameuses marches, des escabeaux des photographes attachés avec des antivols, et quelques dizaines de minutes plus tard, nous respirons à nouveau et prenons la voie rapide jusqu’à Nice.

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A Cannes sur la croisette

Découverte de Monaco

Nous entamons la belle route de la corniche vers Monaco. Nous y trouvons un endroit avec vue de carte postale pour faire une petite pause. A côté de la deuche, un couple de touristes s’offre une vraie sieste dans une grosse BMW : les sièges en position allongés, fenêtres ouvertes, vue sur la mer. Nous pique-niquons donc discrètement, sans faire de bruit pour ne pas les réveiller. Les asperges ont droit aussi à une bouffée d’air marin et à une petite séance photos.
La descente vers Monaco est rapide et le paysage est chargé : une concentration impressionnante d’immeubles de standing avec des jolies terrasses aménagées, bien entendu, toutes face à la mer. Nous décidons de faire une petite pause dans la Principauté et garons la voiture dans le parking chic du Casino. Il est temps de nous dégourdir les jambes après toutes ces heures de route. Nous faisons un petit tour du Casino et de la promenade. C’est le Disneyland du bling-bling et nous avons droit à un vrai défilé de belles voitures et de vêtements de marque. En tee shirt et espadrilles poussiéreuses aux pieds, nous nous attablons à la terrasse du Grand café de Paris pour nous rafraîchir. Pour financer cette pause, nous sommes obligés de vendre des asperges à la sauvette sur la place du Casino, car la facture est salée : 13 € pour 2 Perrier. Autant dire que nous avons savouré chaque bulle.
Pour sortir de la ville, nous empruntons le circuit du Grand prix de Monaco qui va avoir lieu dans quelques jours. La 2cv fait un joli temps mais le record du tour de circuit n’est pas battu. Nous n’avons pas voulu trop monter dans les tours car il nous reste encore pas mal de route à faire.

L’autoroute

On est déjà fatigués et pour ne pas retarder encore plus l’arrivée chez les parents de notre ami, nous décidons de tricher pour les 200 derniers km et de prendre l’autoroute. Nous faisons la course avec les camions : ils nous doublent dans les montées et nous les rattrapons dans les descentes. Les kilomètres défilent. Après une série infinie de viaducs et de tunnels, nous poussons le champignon à fond. Nous sommes attendus pour le dîner, et on sent presque l’odeur des pâtes.
A Sestri-Levante, Anna et Pietro nous font sentir comme arrivés dans notre famille : nous dînons, trinquons et parlons sans faire exprès plusieurs dialectes, dont le patois genevois qui ressemble beaucoup au roumain. L’important est qu’on se fait comprendre et nous racontons notre voyage, ils nous font découvrir leur famille, leur ville et surtout, les spécialités du coin : Anna nous a préparé les Panzotti con Salsa di nocciole, des tortellini avec une délicieuse sauce aux noix. Nous nous intéressons aux recettes locales d’asperges vertes (asparagi verdi), mais là, rien de neuf : ce sont toujours les préparations les plus simples qui l’emportent : asperges à la vapeur, sautées à la poêle au beurre, avec du fromage ou du jambon. Nous ne partons pas dormir sans quelques gouttes de Limoncello, histoire de nous faire oublier tous ces km et de reprendre des forces pour le lendemain.

Quelques photos :

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