Jour #2 : l’échauffement est fini, départ de la plus longue étape

Une grosse journée de route

Le réveil est un peu dur à 7h du matin alors que c’est les vacances, mais c’est pour une bonne cause. Nous allons entamer la plus longue étape du parcours : 500 km entre Martigues et Sestri Levante, en passant par Monaco. Ni les encouragements de Rémi et d’Hélène, ni le vent en poupe, ni même le recours aux autoroutes, n’ont malheureusement pu raccourcir ce trajet.
Nous partons donc de bon matin de Martigues, à l’heure des bouchons dans le sens inverse (heureusement !) autour de Marseille. Parcours rapide et sans incident jusqu’à Aix.
A défaut de s’y arrêter, prendre l’apéro et défiler sur les esplanades, la Côte d’Azur n’est pour nous qu’un enchaînement de zones industrielles qui nous font perdre du temps et de la patience. On commence à fatiguer, la 2cv a soif et nous tournons en rond dans l’agglomération de Cannes pour trouver une pompe à essence avec du sans plomb 98. On ne trouve pas la sortie vers Nice et toutes les routes semblent converger vers la croisette où se déroule le festival. Nous sommes donc obligés d’entrer dans les bouchons à l’intérieur de la ville et la 2cv trouve tout naturellement sa place sur la croisette derrière une Jaguar et une Porsche. Quelques photos des fameuses marches, des escabeaux des photographes attachés avec des antivols, et quelques dizaines de minutes plus tard, nous respirons à nouveau et prenons la voie rapide jusqu’à Nice.

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A Cannes sur la croisette

Découverte de Monaco

Nous entamons la belle route de la corniche vers Monaco. Nous y trouvons un endroit avec vue de carte postale pour faire une petite pause. A côté de la deuche, un couple de touristes s’offre une vraie sieste dans une grosse BMW : les sièges en position allongés, fenêtres ouvertes, vue sur la mer. Nous pique-niquons donc discrètement, sans faire de bruit pour ne pas les réveiller. Les asperges ont droit aussi à une bouffée d’air marin et à une petite séance photos.
La descente vers Monaco est rapide et le paysage est chargé : une concentration impressionnante d’immeubles de standing avec des jolies terrasses aménagées, bien entendu, toutes face à la mer. Nous décidons de faire une petite pause dans la Principauté et garons la voiture dans le parking chic du Casino. Il est temps de nous dégourdir les jambes après toutes ces heures de route. Nous faisons un petit tour du Casino et de la promenade. C’est le Disneyland du bling-bling et nous avons droit à un vrai défilé de belles voitures et de vêtements de marque. En tee shirt et espadrilles poussiéreuses aux pieds, nous nous attablons à la terrasse du Grand café de Paris pour nous rafraîchir. Pour financer cette pause, nous sommes obligés de vendre des asperges à la sauvette sur la place du Casino, car la facture est salée : 13 € pour 2 Perrier. Autant dire que nous avons savouré chaque bulle.
Pour sortir de la ville, nous empruntons le circuit du Grand prix de Monaco qui va avoir lieu dans quelques jours. La 2cv fait un joli temps mais le record du tour de circuit n’est pas battu. Nous n’avons pas voulu trop monter dans les tours car il nous reste encore pas mal de route à faire.

L’autoroute

On est déjà fatigués et pour ne pas retarder encore plus l’arrivée chez les parents de notre ami, nous décidons de tricher pour les 200 derniers km et de prendre l’autoroute. Nous faisons la course avec les camions : ils nous doublent dans les montées et nous les rattrapons dans les descentes. Les kilomètres défilent. Après une série infinie de viaducs et de tunnels, nous poussons le champignon à fond. Nous sommes attendus pour le dîner, et on sent presque l’odeur des pâtes.
A Sestri-Levante, Anna et Pietro nous font sentir comme arrivés dans notre famille : nous dînons, trinquons et parlons sans faire exprès plusieurs dialectes, dont le patois genevois qui ressemble beaucoup au roumain. L’important est qu’on se fait comprendre et nous racontons notre voyage, ils nous font découvrir leur famille, leur ville et surtout, les spécialités du coin : Anna nous a préparé les Panzotti con Salsa di nocciole, des tortellini avec une délicieuse sauce aux noix. Nous nous intéressons aux recettes locales d’asperges vertes (asparagi verdi), mais là, rien de neuf : ce sont toujours les préparations les plus simples qui l’emportent : asperges à la vapeur, sautées à la poêle au beurre, avec du fromage ou du jambon. Nous ne partons pas dormir sans quelques gouttes de Limoncello, histoire de nous faire oublier tous ces km et de reprendre des forces pour le lendemain.

Quelques photos :

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Jour #1 : enfin le départ depuis Lavernose

Nos impôts sont déclarés, la voiture est chargée, le plein est fait. Nous sommes enfin prêts à partir !
Rendez-vous à 9h avec nos amis de TERRADOC pour récupérer les asperges vertes à livrer en Roumanie.
Surprise : ils ont également convié la presse et un adjoint venu représenter la mairie. Nous répondons donc à une interview de la Dépêche du Midi qui nous demande de raconter comment est venu le défi lancé avec notre gentil partenaire, ainsi que des détails sur le voyage. Nous avons ensuite droit à un discours officiel plein d’humour d’un adjoint de la mairie avec son écharpe tricolore. Il explique que TERRADOC compte sur nous pour trouver de nouveaux débouchés en Europe de l’Est 😉 et que le village connait un rayonnement international important en ce moment (Lavernose Lacasse vient d’être jumelé avec un village espagnol).  Un vrai talent de comédien cet adjoint, il devrait faire du théâtre !

Ensuite, photos, café, croissants, puis les asperges nous sont confiées dans une jolie glacière isotherme portant un drapeau français et un drapeau roumain. Grosse responsabilité, le défi commence pour nous avec l’objectif de les livrer à Constanta.

Départ à 10h pour 400 km de route en direction de Martigues.

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Nous avons un souci : il est trop tôt pour un cassoulet quand on passe à Castelnaudary et il y a trop de route pour un déjeuner avec des huîtres à Bouzigues. Mauvais timing. Faute de mieux, on s’arrête à Valras Plage pour pique niquer rapidement sur le port. Il y a beaucoup de vent mais la route se passe bien. On vit les joies des routes nationales : traversées de villages, feux verts, feu rouges (plus souvent), ronds points, déviations, belles zones industrielles, sorties des écoles, bouchons plus ou moins longs… Avec les autoroutes, on a perdu l’habitude de toutes ces choses qui font que les trajets sont plus longs… mais aussi moins monotones.

On traverse aussi de beaux paysages : les champs de blé dans le Lauragais qui font comme des vagues avec le vent, les vignes dans le Minervois, la Camargue avec des flamants roses. On cherche des taureaux, on ne voit que des chevaux. Au loin on aperçoit des chèvres ou des moutons (gros débat entre nous, mais on étaient vraiment trop loin pour se faire une idée précise).

Le soir, on est accueillis chez Rémi et Hélène (famille) qui nous reçoivent comme des princes.
On va se coucher car demain on a une grosse étape pour aller à Sestri Levante en Italie.

A demain pour plus de nouvelles si on arrive à avoir une connexion internet.

Quelques photos du départ :

PS : merci TERRADOC pour l’organisation du départ. Ne manquaient que la fanfare et les majorettes pour être vraiment au top 😉

 

 

 

 

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