Jour #8 : la deuche entre en Bosnie !

La route vers Split (Croatie)

Nous nous étions couchés avec les poules la veille dans la bergerie, et nous nous levons avant le coq. Il est 5h45, Anna est déjà debout, même si nous comprenons que la traite ne commence que dans 3 heures. Nous ne voulons pas risquer être mis à contribution, aussi nous plions vite nos bagages, prenons quelques photos souvenir et remercions vivement Anna pour son accueil. On regrette de ne pas avoir pris ses coordonnées postales pour lui envoyer une photo.
Pour la première fois, la deuche peine à démarrer. Bien entendu, au mauvais moment : Anna est déjà rentrée dans la bergerie, il pleut de plus en plus fort, et la route goudronnée n’est qu’à 1 km de distance. Je nous vois déjà tous trempés, la boue jusqu’aux genoux, en la poussant vers la sortie du hameau. Heureusement ce n’est qu’un petit caprice dû à l’humidité et au bout de 5 minutes, le ronronnement du moteur se fait enfin entendre.
Nous reprenons la route vers Split et nous arrêtons pour la toilette du matin près d’une chapelle. Cette fois-ci, pas de poudrage de nez ou de refonte de maquillage, loin de là :). L’important est de faire disparaître les souvenirs de la bergerie que gardent nos chaussures. Nous longeons encore la frontière avec la Bosnie et découvrons d’autres traces de la guerre récente : des maisons complètement détruites par des obus ou criblées de balles, dont seulement certaines sont en train d’être refaites. Une bonne averse juste avant l’entrée de la ville : la visibilité se réduit considérablement, mais la deuche est dépoussiérée, a perdu son odeur de mouton et est prête pour se garer dans le parking touristique à Split !

De Split à Mostar (Bosnie)

Il pleut encore et nous commençons la visite de Split par un tour du marché où nous découvrons des asperges sauvages. Après la nuit passée en compagnie d’Anna, nous avons réalisé combien il est difficile d’engager une conversation banale sans maîtriser la langue. Alors nous n’essayons même pas d’expliquer aux producteurs que nous aussi, transportons des asperges vertes dans la deuche ou de nous intéresser aux recettes locales. Promis, la prochaine fois que nous partons à l’étranger, j’essaierai d’apprendre quelques phrases essentielles, comme « Peut-on camper chez vous ? », « Je m’appelle Raluca » ou « Nous vendons des asperges, en voulez-vous ? »
Le centre de Split est concentré à l’intérieur des murs de ce qui fut auparavant le Palais de l’empereur Dioclétien. Aujourd’hui il n’en reste que les petites ruelles pavées, quelques fortifications, une tour et une chapelle. Nous nous installons dans un café au centre de la place et essayions de rattraper le retard pris avec les articles, les photos et l’itinéraire. Le temps passe un peu vite et lorsque nous sommes enfin prêts de visiter la ville, on se rend compte que l’on n’est pas les seuls, loin de là ! La place déserte s’est remplie aux premiers rayons de soleil de beaucoup de touristes, chacun avec son oreillette, son guide, sa caméra et son trépied. Inutile de les doubler dans les promenades, il y en a partout, la majorité débarquée des bateaux de croisière qui passent par Split. Nous visitons la chapelle et sa crypte mais ne les apprécions pas car l’on se sent dans un centre commercial : les autres voix sont fortes, on lit les guides à voix haute, ça crie, ça rigole.
Nous gardons un meilleur souvenir de la tour, dans laquelle l’on accède par des escaliers très raides, moins accessibles à tout le monde, donc beaucoup plus calme. La vue est très belle et la descente donne un peu le vertige car la tour est ouverte.

Sur le port à Split

Sur le port à Split. On a attendu qu’une mouette passe pour prendre la photo 😉

Découverte de Mostar la nuit

Nous quittons Split pour reprendre une route côtière vers Mostar, où nous devons passer la nuit. Nous roulons tout près de la mer et traversons des stations balnéaires. Des villas et des restaurants s’enchaînent au bord de la route et sur les hauteurs. On ne profite qu’à moitié du beau soleil et de la vue car nous n’avançons pas vite et il reste de la route à faire. Les heures avancent mais les kilomètres parcourus un peu moins. Nous changeons de paysage et rentrons dans les montagnes et c’est à la fin d’une petite piste que nous nous trouvons à la frontière bosniaque.
Aucun problème pour passer, nous voilà dans le 4ème pays de notre parcours ! Il nous reste encore de la route à faire et ce n’est pas la partie la plus facile : les panneaux sont moins fréquents ou mal indiqués, la route est plus mauvaise et il commence à faire nuit. Comme beaucoup de villes en Bosnie, Mostar est entourée par des montagnes et nous y rentrons à la fin d’une longue route sinueuse.
La rencontre avec notre hôte membre du site couchsurfing.com est rapide : nous nous installons confortablement dans le salon et repartons visiter la ville. Même de nuit, nous pouvons déjà repérer les traces de la guerre d’il y a 20 ans : la majorité des immeubles d’habitation présentent des traces de balles et il reste encore beaucoup de bâtiments en ruine. Néanmoins, la ville est dynamique et nous le verrons le lendemain, encore plus en journée.

Après la fin de la guerre en 1995, la Bosnie & Herzégovine a été partagée en deux entités entièrement autonomes, sauf pour l’armée et la monnaie : la Fédération de Bosnie et Herzégovine, avec une majorité d’habitants de religion musulmane (les bosniaques) ou catholique (les bosniaques d’origine croates) et la République Serbe, dont la majorité des habitants sont de confession orthodoxe. Le pays a 3 postes différentes !
Mostar fait partie de la Fédération et la ville est divisée en deux parties : une rive occupée par les bosniaques et l’autre par les croates. Le vieux centre historique a été complètement réhabilité avec de petites ruelles pavées et des boutiques, terrasses, cafés, restaurants, où l’on entend de la musique orientale et l’on fume la chicha.
On découvre le fameux pont Stari Most dont l’histoire m’avait fait ajouter la ville sur notre parcours. Ce pont en forme de dos d’âne avait survécu pendant 500 ans avant d’être complètement détruit par les obus en 1993, lorsque les croates et les bosniaques, anciens alliés contre les serbes, ont changé d’avis et se sont retournés les uns contre les autres. Symbole de la ville, reliant les deux rives et les deux religions, le pont servait aussi de plongeoir pour les jeunes, qui voulaient montrer leurs prouesses et impressionner les jolies filles. Et pour cause, car cela implique un saut de 21 mètres et le contact avec l’eau fraîche à 8 degrés de la rivière. Après la guerre, le pont a été reconstruit en utilisant les techniques et les matériaux de l’époque et son inauguration a marqué la renaissance de la ville.
Nous nous promenons un peu, prenons quelques photos et puis nous arrêtons prendre un dîner léger à 22h00 du soir : de belles assiettes de cevapcici dont ne je veux pas compter les calories. Mais on est en vacances, les locaux semblent avoir les mêmes habitudes et donc on essaie de suivre.

Quelques photos :

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Jour #7 : Plitvice et une nuit avec les moutons

Le parc de Plitvice

On se lève difficilement après une nuit agitée. Des voitures sont passées près de notre tente et des corbeaux ont trifouillé dans une poubelle pas loin de nous. Raluca n’était pas très rassurée, même si on dormait avec un marteau près de nous pour nous défendre en cas de besoin 😉
On commence par aller boire un café dans le village. On est dimanche, il est 9h et les habitués sont déjà à la bière et à l’eau de vie. On recharge l’ordinateur, nos téléphones et l’appareil photo. Un conseil, si vous voyagez : emportez une rallonge multiprises, c’est bien pratique pour tout charger d’un seul coup.
On fait notre itinéraire pour la journée avec le parc de Plitvice et la nuit prévue sur la route vers Split. On passe tout près de la frontière avec la Bosnie et on commence à voir les premières traces de la guerre : des maisons détruites et d’autres récentes dont beaucoup ne sont pas terminées. On se trompe de route et on décide de rattraper la bonne en passant par une piste. On découvre la campagne profonde et on traverse une forêt. Sur le bord de la piste des panneaux avec une tête de mort indiquent que la forêt est minée, pas très rassurant.
Plitvice est un parc naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il comprend des lacs et des enchaînements de chutes d’eaux. Il y a beaucoup de touristes qui arrivent par bus entiers et nous tombons sur un gros arrivage de japonais (ou coréens, on ne sait pas trop) qui se protègent du soleil avec des parapluies. A l‘entrée du parc, on se croirait sur l’autoroute un jour de départ en vacances : à la queue leu leu, essayant de dépasser sur le sentier étroit les groupes qui s’arrêtent pour prendre des photos. On fait comme tout le monde et on prend plein de photos. Au final, avec le soleil de l’après midi, la plupart sont surexposées et reflètent mal ce que l’on a vu. Car on en a pris plein la vue : une eau très claire, le paradis des poissons (on regrette d’avoir laissé la canne à pêche dans la deuche). Un bateau nous amène un peu plus loin dans le parc. Il y a beaucoup moins de monde, les chutes sont moins impressionnantes mais nous en profitons pour nous balader tranquillement. Ensuite, retour au parking en prenant un bateau, puis une sorte de train tiré par un camion. Plitvice vaut vraiment le détour si vous passez en Croatie.

Un belle rencontre

Notre objectif est maintenant de nous approcher au maximum de Split et de trouver un endroit pour camper. Nous avons repéré un village sur la carte, mais mauvaise surprise, ce village est désert, toutes les maisons ont été détruites. Sur le bord de la route j’aperçois une chapelle en ruine. Le terrain est plat, parfait pour camper, par contre on se rend compte qu’il y a un cimetière juste derrière la chapelle. On préfère éviter de dormir à côté des tombes.
Juste avant on a vu au loin un hameau qui semble abandonné avec des maisons en ruine. On s’engage sur un chemin et au bout de 500 mètres on tombe sur un gros troupeau de moutons et de chèvres. On s’approche doucement pour ne pas les effrayer, puis on descend prudemment de la voiture pour parler à la femme qui garde le troupeau avec 8 gros chiens.

Photo souvenir avec Anna

Photo souvenir avec Anna

La femme a une soixantaine d’année, elle nous fait signe d’approcher. On essaye de lui demander si on peut planter notre tente ici. Elle nous répond « né » et on comprend que c’est dangereux à cause des chiens. On lui montre notre parcours collé sur la portière de la voiture, cela la fait rire et elle nous explique avec des gestes qu’on peut dormir chez elle. Elle parque le troupeau dans la cour de la maison. Il y a une grosse centaine de bêtes. La maison est à moitié en ruine. La porte d’entrée est fermée par une ficelle, les fenêtres ont été cassées et sont remplacées par des films plastiques. Il y a 3 pièces : une ancienne chambre qui sert maintenant de débarras, une cuisine et une chambre avec 2 lits simples. Pas d’eau, pas d’électricité et cela sent très fort le mouton. Raluca fait un peu la moue, mais nous décidons de tenter l’expérience et de passer la nuit ici. Nous apprenons que la femme qui nous accueille s’appelle Anna. Elle a 56 ans et 9 enfants qui habitent dans la région. La barrière de la langue rend la conversation très limitée. A la lumière e la bougie, on mime, on fait des gestes et on dessine sur notre carnet pour nous faire comprendre. Elle nous propose de préparer quelque chose à manger, mais on n’a pas très faim (on a mangé des Cevapcici en fin d’après midi). On lui offre des asperges et on ne comprend pas trop si cela lui fait plaisir ou pas. Par contre, elle semble apprécier le savon de Marseille et la boîte de biscuits que nous lui donnons. A 21h on va se coucher : tous les 3 dans la même chambre, je dors sur un tapis de sol au pied du lit de Raluca et Anna est à côté de nous dans son lit. Les moutons sont dans la cour juste sous la fenêtre mal fermée de la chambre. On a l’impression de dormir avec eux. On les entend respirer et bouger. Du coup on compte les moutons pour nous endormir…

Quelques photos :

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Jour #6 : en Croatie on veut racheter notre deuche !

Découverte de Pula

Au bord de la mer, ça sent vraiment les vacances et le réveil se fait en douceur. C’est calme, quelques touristes préparent leur sortie en mer pour plonger, tandis que nous nous dirigeons vers le café du camping pour ce qui est déjà devenue une routine : charger l’ensemble des appareils et mettre à jour le blog. La serveuse ne parle qu’allemand et a l’air sévère, mais fait tout pour nous aider à nous installer confortablement lorsqu’elle aperçoit nos mètres de câbles emmêlés et la variété de notre équipement (appareil photo, mobiles, portable).
Il fait tellement bon dans ce camping privé que l’on craignait tellement que nous le quittons à contre cœur. Première étape de la journée : visite de Pula, ancienne cité romaine au bord de la mer, avec beaucoup de vestiges bien conservés. La journée commence cette fois-ci avec une visite en bonne et due forme du parcmètre. Nous entamons ensuite un tour dans le centre historique, avec des petites rues pavées, de jolis immeubles en pierres dont j’ai du mal à reproduire en photos les décorations. D’un autre côté, on se croirait un peu dans le quartier touristique de Saint Michel à Paris : la promenade est parsemée du même type de restaurants attrape-touristes, dupliqués plusieurs fois. Mêmes menus affichés et traduits dans plusieurs langues et mêmes serveurs au grand sourire qui nous invitent à déjeuner. Mais ce ne sont pas les plats affichés, mais plutôt les chopes de bières fraîches qui donnent un peu envie. C’est normal : le soleil est au zénith et c’est leur de l’apéro. Tout le monde s’y plie sauf nous : on quitte rapidement cette rue des tentations et on se dirige vers l’amphithéâtre de Pula. C’est le 4ème plus grand au monde et il n’a rien à envier au Colisée de Rome. Bien qu’en partie refaite, la construction est impressionnante. En touristes consciencieux, nous louons un audio-guide et suivons les explications dont certaines nous font plonger dans l’atmosphère de « Gladiator », bruits de combat et rugissements de fauves compris.

Amphithéâtre de Pula

Amphithéâtre de Pula

Sur la route

Nous quittons Pula pour emprunter une route côtière et nous rapprocher au plus près des lacs Plitvice que nous allons visiter le lendemain. La vue est magnifique : nous traversons des montagnes vertes avec des vues plongeantes sur la côte. Nous croisons des touristes à tous les points de vue. Sur la route, la deuche a le même effet que de promener un chien dans un parc : cela attire tout de suite la sympathie de la plupart des gens et permet d’engager facilement des discussions. Je prends le volant et nous ralentissons quelque peu. Plus à l’aise sur les nationales droites et désertes, je le suis beaucoup moins lorsque nous entamons une partie de la route côtière très passante, un peu équivalente à la Côte d’Azur, entre Opatija et Rijecka. J’essaie de ne pas me laisser impressionner par la longue file de voiture derrière nous et me fais assister par mon copilote dans les moments difficiles, comme les démarrages en côtes ou le passage de la première vitesse. Une dernière pente très raide et prise en plus dans le mauvais sens est le signe qu’il faut changer de chauffeur si l’on veut avancer plus rapidement. Nous tentons la toute nouvelle autoroute croate pour rattraper le retard pris sur la côte et pendant la conduite accompagnée. Les kilomètres défilent, et avec eux les paysages de haute et moyenne montagne remplacent les vues de la côte. Nous quittons l’Istrie pour l’arrière pays croate, qui s’avère charmant, avec des enchaînements de petits villages ou l’on produit du vin (vino) et du fromage (sir). Il est un peu tard, nous ne savons pas encore où nous allons passer la nuit, et donc décidons de fermer (encore une fois !) les yeux devant ces tentations.

Rencontre sur le parking du Lidl

Il est déjà 20h00, la nuit commence à tomber et nous nous arrêtons à l’entrée du plus grand village u coin pour faire le plein. Le pompiste nous indique le chemin vers un supermarché Lidl et nous nous y pressons avant la fermeture. En sortant du supermarché, nous découvrons quelques fans autour de la deuche. La discussion est difficile, mais l’un des messieurs a un ami qui habite en France. Tout naturellement, il l’appelle et lui demande de traduire le message qu’il veut nous faire passer. C’est en réalité une proposition d’achat pour la voiture ! Nous refusons poliment et demandons en échange des indications pour un endroit où camper. Un des messieurs parle quelques mots en anglais et nous fait comprendre qu’il a la solution. On va en parler, mais tout d’abord, nous sommes invités pour prendre un verre au bar du village. Le monsieur légèrement anglophone avale rapidement 100 ml d’un liquide inconnu mais qui ne ressemble pas à de l’eau et nous quitte pour quelques instants. Il nous laisse en compagnie de son ami, qui est en fait le propriétaire du bar où l’on est invités. J’ai oublié de mentionner que j’étais la seule fille, quand on lui a posé la question « où sont les filles ? », il n’a pas eu de réponse évidente à nous donner, du moins pas de réponse facilement « mimable ». Pour se faire mieux comprendre, on rappelle l’ami croate basé à Lyon, qui nous explique que l’on se fera accompagner près d’un lac à environ 3 km de là, où il est possible de camper. Nous imaginons déjà la petite route de campagne, tenue secrète par les gens du village, on voit déjà la tente plantée au bord d’un lac isolé et nous prévoyons de tester une nouvelle recette d’asperges au barbecue.
Entre temps, la conversation à 3 sans l’aide de l’ami expatrié en France s’avère en peu plus pénible. Je regrette de ne pas avoir pris les quelques cours de croate que j’avais trouvés et de ne pas avoir pris de cours de théâtre, pour que mes gesticulations soient plus expressives. Lassé peut-être de ces jeux de pantomime, le monsieur dont on ignore le nom appelle l’un de ses autres amis du bar qui parle un peu anglais, pour continuer de nous entretenir. Le nouvel invité à notre table nous fait savoir qu’il y a tellement de mots qui désignent le salut en croate, qu’un célèbre écrivain leur a consacré un livre entier. Après quelques autres tentatives de conversation, le premier monsieur qui s’était absenté revient, et nous fait signe qu’il faut y aller. On ne comprend pas très bien, on part à 3 voitures et on en perd une en route, mais nous arrivons finalement près d’un lac. Le petit étang imaginé est en réalité encadré dans un grand parc boisé public, entouré de maisons. Notre guide nous quitte et nos sommes un peu déconcertés car l’endroit n’est pas vraiment idéal pour camper avec une route et des maisons très proches. Nous apercevons finalement un chemin qui mène vers une partie plus isolée du lac. On y voit une autre tente et je suis plus rassurée. Nous montons rapidement la nôtre, avec la dernière lumière du jour ; l’emplacement est choisi de manière un peu hâtive et notre dos le regrettera pendant la nuit (on s’est installé sur une grosse pierre). Le dîner est servi à la lumière de la lampe. Au menu : soupe à l’oignon et salade de tomates. On ne peut pas manger dans des restaurants gastronomiques tous les soirs !

Quelques photos :

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