Jour #9 : Mostar et arrivée à Sarajevo

Visite de Mostar

On se lève sans savoir si nos hôtes sont dans l’appartement ou sont partis travailler. Seul le chat est là. On va retrouver Denis dans le bar où il travaille. Il nous offre un café et nous donne plein d’infos sur la ville. Originaire de Split, il est très expressif et nous explique que c’est un trait de caractère des habitants de Split qui ont une manière de s’exprimer proche de celle des italiens.
On va visiter le vieux centre de Mostar qui est beaucoup plus animé que la veille. Les rues pavées autour du Stari Most sont envahies de touristes et les boutiques de souvenirs s’étalent largement. Un plongeur fait mine de se préparer à sauter du pont. On se prépare pour la photo et il redescend derrière la rambarde. Un autre se met en position puis redescend au bout de 5 minutes d’étirements et de pourparlers avec les touristes. Au bout de 20 minutes, on perd patience et on va se balader dans les ruelles aux alentours. On comprendra plus tard qu’ils attendent d’avoir récolté 25 € pour faire leur saut. Dans une boutique, une vidéo montre le quotidien des civils pendant la guerre qui risquaient leur vie pour traverser le pont en évitant les tirs des snipers. On revoit aussi les tristes images de la destruction du pont par l’armée croate en 1993. Depuis, le pont a été reconstruit à l’identique et inauguré en 2004.

Stari Most

Mostar : le Stari Most

La ville a été durement touchée par la guerre et porte encore beaucoup de traces du conflit : immeubles éventrés, impacts de balles sur les façades, cimetières en pleine ville avec comme année de décès 1992 (début de la guerre).

Cette voiture est formidable

En rentrant à la voiture, on découvre un papier sur le pare brise. On pense avoir encore pris une autre amende. En fait non, c’est un mot d’un certain Mario, fan de 2cv qui nous demande de l’appeler avant de partir. Un gars arrive à notre rencontre en courant, sourire aux lèvres. C’est Mario qui travaille dans le quartier et a repéré la deuche le matin. Depuis, il est passé tous les quarts d’heure pour essayer de nous retrouver. Il a également visité notre blog (il a vu l’adresse sur les stickers posés sur les portières) et nous a envoyé un email. Il s’est ensuite installé à une terrasse de café avec vue sur la deuche pour ne pas risquer de nous rater. Il nous a reconnu et nous raconte qu’il a vu plein de gens prendre la deuche en photo pendant la journée. Passionné de voitures Citroën (ses parents avaient une 2cv), il rêve de faire un voyage comme le nôtre. Il nous apprend que la deuche s’appelle ici Spaceck, ce qui veut dire « petit canard » et nous indique le forum des fans de Citroën des Balkans. Très gentil, il nous demande si on manque de quelque chose, s’il peut nous aider et nous conseille pour notre itinéraire. Nous le quittons après une photo souvenir en lui disant de nous contacter s’il vient un jour en France.
La deuche attire la curiosité, la sympathie et les gens viennent à notre rencontre, c’est génial.
A notre entrée à Sarajevo, on est surpris par tous les coups de klaxon, les sourires et les signes de la main qu’on reçoit. Ici plus qu’ailleurs, les gens semblent adorer cette voiture !

Arrivée à Sarajevo

Nous avons trouvé une chambre à Sarajevo par le biais d’un couchsurfer qui ne pouvait pas nous recevoir mais nous a mis en relation avec un certain « Ismet » qui loue des chambres et propose une cour fermée pout garer la deuche.
Petite parenthèse : Sarajevo est réputée peu sure et plusieurs personnes nous ont conseillé de ne pas laisser la voiture dans la rue. Mario nous a également dit de verrouiller les portes en entrant dans la ville pour éviter les vols à l’arrachée aux feux rouges. On touche du bois, il ne nous est rien arrivé.
Pour revenir à Ismet, nous ne savons pas trop si c’est un plan foireux avec une combine pour diriger des couchsurfers vers un hôtel. Nous avons seulement échangé 2 emails avec lui et nous sommes un peu méfiants. Pour arriver chez lui Raluca a fait des copies d’écran de Google Maps (et oui, on n’a toujours pas de GPS) sur son téléphone. Il habite sur les hauteurs de la ville, dans un labyrinthe de rues pentues et étroites. On trouve du 1er coup. Raluca mérite bien son surnom Tom Tom maintenant !!
Ismet nous accueille chaleureusement dans la maison qu’il partage avec ses parents. Le rez de chaussée comprend 3 chambres qu’il loue à des touristes et des étudiants. Il accueille aussi des campeurs et des campings cars dans son jardin. Au final, c’est un bon plan car à 10 min à pied du centre historique (Bascarsija) et un super rapport qualité prix.
On va dîner dans un restaurant recommandé par Denis dans Bascarsija où on se régale d’une énorme portion de Cévapi. On déambule ensuite dans les rues, un thé à la menthe et on va se coucher.

Quelques photos :

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Un commentaire
  1. c’est vraiment un plaisir de lire tous les carnets de voyage.Il y a de l’histoire,de la géo,des anecdotes,de l’aventure et des rencontres.la deuche a une âme! elle vous rapproche des gens,elle intrigue,elle plait .Bravo pour tout ça.Thierry

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