Jour #5 : une truffe à Motovun et une prune à Rovinj

Visite de Trieste

On s’est couchés tard pour trier les photos et terminer d’écrire un article. Après une courte nuit, on visite Trieste. A 9h il fait déjà chaud, le soleil cogne dur ici. La ville est animée et un marché est installé près du canal qui se jette dans la mer. On prend un café dans un bar où nous sommes les seuls touristes. Il est amusant de voir que nous sommes aussi les seuls à nous assoir. Mis à part un grand père qui lit tranquillement la Gazzetta dello Sport, tous les italiens prennent leur café au comptoir. Ils entrent, passent commande, avalent leur café d’un seul trait, payent et repartent en 2 minutes chrono. Un vrai café express. On prend notre temps et on profite de la bonne connexion wi-fi pour préparer notre itinéraire et poster quelques nouvelles.

Entrée dans la Croatie en passant par la Slovénie

On sort de Trieste en direction de la Croatie. Pour cela, nous devons passer par la Slovénie pour une trentaine de kilomètres. Au passage de la frontière, on s’arrête pour prendre quelques photos. Deux américains viennent à notre rencontre pour voir la deuche de plus près et la prendre en photo. Ils nous expliquent qu’il est très difficile d’importer une voiture ancienne aux Etats-Unis et de la faire homologuer pour rouler avec. C’est pour cela que les deuches sont très rares là bas.

Motovun et Rovinj

On nous a conseillé de visiter Motovun, un petit village médiéval réputé pour ses truffes. On y trouve aussi des asperges sauvages. Le village est en hauteur, la vue est belle. On goûte différentes préparations à base de truffes et on décide d’en ramener une.
On quitte Motovun pour filer vers la mer. On arrive à Rovinj en fin d’après midi, c’est un port de pêche avec des petites ruelles escarpées qui montent vers une église surplombant la ville.

Rovinj

Le port de Rovinj

Il fait beau et même si la ville est très touristique avec beaucoup de magasins de souvenirs, on passe un bon moment et on a du mal à repartir. On a encore plus de mal à repartir quand on découvre qu’on nous a posé un sabot car on n’avait pas payé le parcmètre. Pour la première fois de sa vie, la deuche est enchainée et cela nous coûte 80 Kuna (environ 10€) pour la faire libérer.

Camping à Pula

On repart donc en direction de Pula où on a prévu de passer la nuit. Sur le chemin, on essaye de trouver un endroit pour planter la tente au milieu des champs d’oliviers. On s’arrête pour demander à des habitants qui nous déconseillent le camping sauvage et nous indiquent des campings. On comprend que le propriétaire et nous risquons une amende si la police découvre la tente. On a déjà pris une prune aujourd’hui, on ne va pas tenter le diable.
J’avais un mauvais souvenir du camping avec des emplacements collés les uns aux autres. On visite un premier camping à Banjole où nous sommes bruyamment accueillis par deux bergers allemands. La propriétaire nous fait faire un rapide tour, c’est sinistre. On essaye de trouver mieux et on tombe sur un gros camping dont la plupart des emplacements sont vides. On s’installe à quelques mètres de la mer, avec une vue terrible et c’est super calme. Pour dîner on a repéré un restaurant dans le Lonely Planet. En arrivant, on se rend compte que la réservation était obligatoire. Raluca fait un joli sourire au propriétaire qui accepte de nous donner une table (mais c’est la dernière fois, promis la prochaine fois on réservera). Ils servent les poissons de la pêche du jour et on commande un assortiment de tapas. C’est excellent : mousse de foie de requin, carpaccio de thon, tapenade de morue, anchois marinés… Après ces tapas on plus très faim, mais le serveur nous présente les poissons frais pour voir si quelque chose nous met en appétit. On craque pour une rascasse qu’on se partage. On n’a jamais mangé un poisson aussi bon, il est simplement cuit au grill et servi avec des pommes de terre et des blettes, un régal.

Quelques photos :

Si jamais vous passez un jour dans le coin, 2 bonnes adresses :

  • Le camping : Auto Camp Indje à Banjole. Une superbe vue sur l’Adriatique, des installations modernes, un club de plongée, des sanitaires propres, le wi fi au bar-restaurant et le personnel est très gentil.
  • Le restaurant : Konoba Batelina à Banjole (pensez à réserver : 00385 52 573 767).
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